Deux enseignants-chercheurs de l'Inalco nommés membres de l'Institut universitaire de France

26 mai 2026
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Guibourg Delamotte et Andreas Guidi, enseignants-chercheurs de l'Inalco, sont lauréats de l'Institut universitaire de France au titre de la chaire fondamentale.
Médaille de l'IUF
Médaille de l'IUF © Hamid Hazmoun / Institut universitaire de France‎
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Par arrêté de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche en date du 23 avril 2026, l'Institut universitaire de France a dévoilé le palmarès des enseignants-chercheurs nommés membres de l’Institut universitaire de France à compter du 1er octobre 2026, pour une durée de 5 ans.

Deux enseignants-chercheurs de l'Inalco nommés au titre de la chaire fondamentale

Guibourg Delamotte
Guibourg Delamotte © Guibourg Delamotte‎

Guibourg Delamotte, Professeure de science politique au département d'études japonaises, est nommée en tant que membre Senior sur un projet de recherche de 5 ans intitulé : Discipline de parti et questions de défense dans les parlements britannique, australien et japonais. Les partis politiques, grâce auxquels la démocratie représentative fonctionne, dépendent de la discipline de parti. Elle s’exerce au Royaume-Uni, en Australie ou au Japon de manière différente. Comment s’exerce-t-elle dans le domaine de la défense, essentiel à la nation ? Quelle vision de la fonction parlementaire ces différences expriment-elles ? Ce projet comparatif, au croisement de la science politique et des études de défense, fait le lien entre disciplines et études aréales.

Formée en droit (U. Panthéon-Assas, U. Oxford), japonais (Inalco), études politiques (IEP Paris, EHESS) et comparatisme (U. Oxford, IEP Paris), Guibourg Delamotte travaille depuis de nombreuses années sur le système politique japonais abordé de manière comparative, l'élaboration de la politique étrangère et de défense, la sécurité internationale.

Parmi ses publications figurent : La Politique de défense du Japon, PUF, 2010 ; La Démocratie japonaise, singulière et universelle, ENS Ed., 2022 ; Le Japon, un leader discret, Eyrolles, 2023 ; Géopolitique et géoéconomie du monde contemporain. Conflits et puissances (codir.), La Découverte, 2024 ; The Abe Legacy. How Japan has been shaped by Abe Shinzô (codir.), Lexington, 2021.

Andreas Guidi bras croisés devant le mur des langues de l'Inalco
Andreas Guidi © Inalco‎

Andreas Guidi, Maître de conférences en Histoire moderne et contemporaine de l’Europe du Sud-Est, est nommé en tant que membre Junior. Il est membre du Centre de recherche Europes-Eurasie (CREE) et membre associé de l’UMR 8032 Centre d’études turques, ottomanes, balkaniques et centrasiatiques (CETOBAC). En 2025-2026 il a été lauréat du Champions Scheme de l’Alliance universitaire européenne EUniWell.

Docteur de l’EHESS et de l’Université Humboldt de Berlin (cotutelle, 2018), il a été postdoctorant à l’Université de Constance et à l’Institut Historique Allemand de Washington, D.C. Ses recherches portent sur l’histoire sociale des Balkans et de la Méditerranée au XXe siècle à travers des sujets tels que les empires, le fascisme, le colonialisme, la jeunesse et les générations, les mobilités. Son projet actuel étudie les changements territoriaux en Méditerranée au milieu du XXe siècle au prisme des trafics illicites et en tant qu’histoire connectée de la Seconde Guerre mondiale, de la guerre froide et de la décolonisation. Il a été porteur de projets internationaux financés par le France-Berkeley-Fund et le Centre Villa Vigoni. 

La monographie issue de sa thèse, Generations of Empire : Youth from Ottoman to Italian Rule in the Mediterranean (University of Toronto Press, 2022) a été lauréate du Prix pour le premier livre attribué par le consortium international The Mediterranean Seminar. Il a dirigé les numéros spéciaux de revue Imperial Youth in the Late-Nineteenth and Early-Twentieth Centuries (Journal of Social History, 2026) et Between Deviance and Marginalisation. Gendering the Transnational ‘Underworld’ (Crime, History and Societies, 2025, avec Sarah Frenking).


Les enseignants-chercheurs nommés à l’Institut universitaire de France sont placés en position de délégation.
Ils continuent à exercer leur activité dans leur établissement d’appartenance et sont déchargés des deux tiers de leur service d’enseignement.

A propos de l'Institut universitaire de France

L'Institut universitaire de France est un groupement d’enseignants-chercheurs sous la tutelle du Ministère en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche. Créé en 1991, il a pour mission de favoriser le développement de la recherche universitaire de haut niveau et d’encourager l’interdisciplinarité, avec pour objectifs :

  • Encourager les établissements et les enseignants-chercheurs à l’excellence en matière de recherche, avec les conséquences positives que l’on peut en attendre sur l’enseignement, la formation des jeunes chercheurs et plus généralement la diffusion des savoirs.
  • Contribuer à la féminisation du secteur de la recherche.
  • Contribuer à une répartition équilibrée de la recherche universitaire dans le pays, et donc à une politique de maillage scientifique du territoire.