Langue, norme et société : le Cercle linguistique de Prague (1926-2026) face aux enjeux contemporains

Ce colloque international aura lieu les 10 et 11 décembre 2026 à l'Inalco - Maison de la Recherche (2, rue de Lille - Paris 7e) - Auditorium Dumézil.
Il sera organisé à l’occasion du centenaire de la fondation du Cercle linguistique de Prague (1926-2026) par le Centre de recherches Europes-Eurasie (CREE-EA 4513) de l’INALCO et le laboratoire Histoire des Théories Linguistiques (HTL-UMR 7597, Université de Paris, CNRS), avec le soutien scientifique de l’Institut pour la langue tchèque et la théorie de la communication de l’Université Charles de Prague (ÚČJTK UK).
Photo en noir et blanc d'hommes en costumes noires assis et debout
Participants à la première réunion phonologique, organisée par le CLP en décembre 1930 à Prague © Travaux du cercle linguistique de Prague, 2018. Kanina/Prague : OPS/PLK‎
Contenu central

Argumentaire

À l’occasion du centenaire du Cercle linguistique de Prague, un colloque international se tiendra à l’INALCO. Consacré aux relations entre langue, norme et société, il prendra pour point d’appui la tradition théorique praguoise, tout en ouvrant un dialogue avec les recherches contemporaines en sociolinguistique, glottopolitique, didactique, contact des langues, variation et typologie. Il s’agira ainsi d’interroger l’évolution de ces notions depuis leur formulation initiale et d’en évaluer la pertinence dans les configurations linguistiques actuelles.
Si l’histoire du Cercle linguistique de Prague est souvent racontée à travers ses contributions à la phonologie, à la théorie du signe ou à la poétique, un pan important de son activité demeure moins visible dans les récits internationaux : son attention soutenue aux relations entre la langue et la société, et plus particulièrement aux mécanismes de la norme, de la standardisation, de l’évaluation de la correction et de la culture de la langue (CLP ; Havránek, Weingart, éds.,1932 ; Horálek, Scharnhorst, éds., 1976-1982 ; Garvin, 1983 ; Garvin 1993a ; Nebeská, 2003 ; Daneš, 2008 ; Raynaud, 2014 ; Vuković, 2015 ; Pešek, 2016).
Dans l’entre-deux-guerres, le Cercle linguistique de Prague a développé un ensemble de concepts et d’outils théoriques visant à comprendre comment une collectivité façonne sa langue, et comment une langue, conçue comme système fonctionnel, participe à l’organisation concrète de la vie culturelle, politique, scolaire et administrative. Cette orientation s’inscrit dans un contexte où la linguistique praguoise ne se pense pas seulement comme science descriptive, mais aussi comme linguistique d’intervention. Elle s’intéresse à la façon dont les usages sont hiérarchisés, stabilisés, transmis, corrigés, rendus légitimes et à la manière dont les savoirs linguistiques peuvent éclairer et participer à ces processus (Havránek, 1929a ; Havránek, 1929b ; CLP, 1929a ; CLP, 1929b ; CLP ; Havránek, Weingart, éds.,1932 ; Havránek, 1936 ; Havránek, 1938, Havránek, 1942 ; Jakobson, 1937 ; Mathesius, 1933 ; Mathesius, 1935 ; Mathesius, 1941 ; Mathesius, 1942 ; Vočadlo, 1939, etc.). Ces orientations invitent aujourd’hui à réexaminer la portée et les limites de cette posture d’intervention, ainsi que les transformations qu’elle a connues dans les traditions linguistiques ultérieures.
Dans ce cadre, le Cercle linguistique de Prague accorde une place centrale à une variété spécifique du tchèque prise comme base de ces réflexions, désignée en tchèque comme spisovný jazyk, traduit en français par « langue littéraire », « langue standard », ou plus récemment « langue littéraire-standard » (terme que nous retenons ici). Le Cercle insiste sur le statut particulier de la langue littéraire-standard : il s’agit d’une langue codifiée et cultivée, définie en premier lieu par ses fonctions, destinée à exprimer la vie culturelle et intellectuelle (scientifique, philosophique et religieuse), mais aussi juridique, administrative, politique et sociale d’une collectivité linguistique donnée. Sa vocation est d’être aussi précise que possible et de permettre une forme d’universalité fonctionnelle, comprise comme capacité à être mobilisée dans des domaines variés.
Cependant, cette variante linguistique n’est pas conçue comme un bloc homogène : elle est pensée à l’intérieur d’une théorie plus générale de la langue comprise comme ensemble de variantes, structurées par les fonctions. Ainsi, le Cercle linguistique de Prague distingue au niveau de la langue des langues fonctionnelles, définies par le but général d’un ensemble normé de moyens linguistiques et, au niveau de la parole, des styles fonctionnels, définis par le but concret d’un énoncé et par son mode d’expression. Cette différenciation a une conséquence directe sur l’idée même de correction : il est impossible d’ériger une seule variété ou un seul instrument linguistique en modèle de correction pour tous les autres, puisque le critère pertinent devient l’adéquation au but. La question se pose alors de savoir comment cette conception fonctionnelle de la norme a été reprise, infléchie ou discutée dans les débats contemporains sur la pluralité des normes et la légitimité des usages.
Dans cette perspective, la norme n’est pas envisagée comme une simple survivance de la tradition : elle résulte d’un processus où interagissent usage cultivé, norme implicite partagée, perfectionnement collectif et codification dans des ouvrages de référence. Le Cercle linguistique de Prague propose ainsi un cadre permettant de penser la standardisation non seulement comme imposition descendante, mais comme construction sociale articulée aux pratiques – et à l’intervention consciente –, ce travail d’amélioration et de stabilisation étant conceptualisé comme une culture de la langue, concept qui sera ensuite discuté et développé de diverses manières, notamment dans l’horizon théorique est-européen (cf. Garvin, 1974 ; Garvin, 1993a ; Baggioni, 1986 ; Bochmann, 1986 ; Кондрашов, 1988 ; Толстой, 1988 ; Starý, 1993 ; Schoenenberger, 2004 ; Archaimbault, 2013 ; Vuković. 2015). L’évolution de cette notion, ses appropriations dans différents espaces politiques et ses possibles reformulations dans des contextes marqués par la globalisation et la numérisation constituent également des pistes de réflexion actuelles.
Un autre apport essentiel du Cercle linguistique de Prague aux discussions “langue et société” concerne les rapports entre les langues. Le Cercle explore la tension entre parentés génétiques et similitudes structurelles, en développant, notamment chez Jakobson et Troubetzkoy, une théorie des affinités et des associations de langues (Jakobson, 1931a, 1931b, 1938 ; Troubetzkoy, 1928, 1935). L’idée centrale est que des convergences de structure peuvent être indépendantes de la filiation historique ; elles peuvent résulter de dynamiques de voisinage, de cohabitation, mais aussi de tendances internes de développement. Cette approche permet de poser autrement la question du contact, des transferts, des convergences (et donc, en termes contemporains, des reconfigurations de normes et de légitimités dans des espaces plurilingues). Ces propositions peuvent aujourd’hui être mises en dialogue avec les théories contemporaines du contact linguistique, de la convergence aréale et des dynamiques plurilingues.
Les réflexions développées dans ce sens s’articulent enfin à un volet comparatif plus général : la perspective praguoise ne s’arrête pas à la synchrone comme photographie statique, mais la mobilise comme base d’une caractérologie, c’est-à-dire d’une identification hiérarchisée des traits structuraux d’une langue, susceptible de conduire à une typologie linguistique. Celle-ci vise à comparer les langues indépendamment de toute parenté génétique, pour dégager des principes de fonctionnement des systèmes linguistiques et comprendre comment des besoins analogues peuvent conduire à des solutions structurelles comparables (Mathesius, 1927 ; Mathesius, 1928 ; Skalička, 1951). On pourra ainsi s’interroger sur les continuités et les déplacements entre cette perspective et les orientations actuelles de la typologie linguistique.
Les éléments théoriques avancés par le CLP ne sont pas restés confinés au champ savant. D’une part, certains d’entre eux – notamment les approches des convergences et des affinités entre langues – ont pu prendre racine, de façon quelque peu paradoxale, dans les réflexions identitaires de l’eurasisme, entendu comme un courant intellectuel et politique visant à penser l’espace russo-soviétique comme un ensemble supranational spécifique, en opposition à l’Occident (cf. Sériot, 1999). D’autre part, le Cercle linguistique de Prague a mobilisé ces concepts pour adopter des positions fortes dans deux domaines majeurs de la vie publique tchécoslovaque de l’entre-deux-guerres : la pédagogie, notamment l’enseignement scolaire de la langue maternelle, et les discussions sur la légitimité et les caractéristiques de la langue de culture. Ces débats s’inscrivaient dans un contexte de reconfigurations ethnico-sociales et de rivalités entre populations tchécophone et germanophone, sur fond de controverses puristes au sein de la communauté philologique tchèque et de radicalisations nationalistes dans certains milieux germanophones, particulièrement marquées dans les années 1930 (cf. Sinzelle Poňavičová, 2022). 
Ces configurations invitent à replacer les questions posées dans une perspective plus large, jusqu’aux débats actuels sur la langue et la norme. Aujourd’hui, selon la situation de tel ou tel pays, la langue est soit l’objet de controverses visibles et de débats publics explicites – notamment lorsque, dans des contextes durablement plurilingues, la koinè standardisée ne fait pas l’objet d’une adhésion suffisamment large – soit, et ceci probablement plus souvent, elle agit comme une évidence pratique, une « normalité » institutionnelle : elle fait partie des mécanismes continuellement en place avec lesquels les sociétés composent, à l’école, dans l’administration, dans l’accès aux droits, dans l’évaluation des compétences, dans les pratiques de correction, dans la construction des hiérarchies entre variétés, dans la manière même dont se distribuent les légitimités communicatives.
Or, ces dispositifs, justement parce qu’ils restent souvent implicites, n’en sont pas moins déterminants : ils organisent les appartenances, produisent des sécurités ou des exclusions, et donnent forme au quotidien linguistique des locuteurs. Revenir au Cercle linguistique de Prague, c’est donc réinterroger une tradition qui a cherché à penser ensemble : 1) la langue comme système structuré et dynamique, 2) la pluralité interne des usages (variantes / styles), 3) les convergences entre langues (affinités), 4) la comparaison typologique, et 5) les formes de transmission (école, codification, culture de la langue).
 

Axes thématiques 

Les propositions de contributions pourront s’inscrire dans un ou plusieurs des axes thématiques proposés à titre indicatif.
Axe 1 – Norme, standardisation, codification : repenser la “langue littéraire-standard”

  • Langue standard comme construction sociale et fonctionnelle
  • Processus usage – norme – codification ; rôle des ouvrages de référence
  • “Culture de la langue” : institutions, experts, école, littérature, médias
  • Réception, transformations et critiques du modèle (Europe centrale, bloc de l’Est, etc.)

Axe 2 – Correction linguistique, purisme, légitimité

  • Purisme vs correction fonctionnelle : critères, débats, rationalités
  • Correction comme instrument de distinction sociale / de contrôle / d’intégration
  • Linguistique et prescriptions : tensions entre description et intervention
  • Autorité linguistique, “bon usage”, idéologies du standard

Axe 3 – Langues fonctionnelles, styles fonctionnels, variation

  • Langue comme système de variantes orientées par les fonctions
  • Styles fonctionnels et hiérarchie des usages
  • Évaluation des usages selon l’adéquation au but (et non un modèle unique)

Axe 4 – Langue et école : didactique, normativité et apprentissages

  • Standardisation et enseignement de la langue maternelle
  • Progressivité des apprentissages, articulation entre compétence “naturelle” et norme scolaire
  • Stylistique fonctionnelle et formation des pratiques d’écriture et d’oral public

Axe 5 – Langues en contact, affinités, associations de langues : vers une lecture sociétale

  • Contacts linguistiques et convergences structurelles
  • Langues contiguës vs parentés génétiques ; dynamiques d’adaptatio
  • Dialogues avec les théories contemporaines du contact, de la convergence et du changement

Axe 6 – CLP, crise politique et usages publics de la théorie

  • Linguistique fonctionnelle et discours sur la collectivité
  • Réponses pragoises aux nationalismes linguistiques
  • Linguistique et “autodétermination” : langages de la science dans l’espace public

Axe 7 – Circulations, appropriations, décentrements : transferts intellectuels “par le bas”

  • Lectures périphériques, appropriations partielles ou réinterprétations locales
  • Réceptions dans des traditions non européennes ou non indo-européennes
  • CLP et universités : traductions, médiations, “angles morts”


Modalités de soumission

Les propositions de communication, en français ou en anglais, devront inclure :

  • un titre,
  • un résumé (300–500 mots),
  • 5 mots-clés,
  • une brève notice bio-bibliographique (100–150 mots),
  • affiliation institutionnelle et adresse électronique.

Les propositions de communication devront être envoyées à : Voir l'e-mail
 

Format des communications : 20 minutes + 10 minutes de discussion.
 

Le colloque pourra inclure des sessions thématiques ainsi qu’une table ronde (linguistique, école, politiques de la norme).


Les intervenants seront invités à proposer une version développée de leur communication en vue d’une sélection d’articles pour une publication dans une revue internationale à comité de lecture. Les textes retenus feront l’objet d’une évaluation en double aveugle.


Les doctorant·es et jeunes chercheur·ses sont vivement encouragé·es à soumettre une proposition.


Calendrier

Date limite de soumission : 01/06/2026

  • Notification aux auteurs : 15/07/2026
  • Colloque : 10-11 décembre 2026, INALCO (Paris)


Comité d’organisation

  • Ilona SINZELLE PONAVICOVA (CREE, Inalco),
  • Snejana GADJEVA (CREE, Inalco),
  • Svetlana KRYLOSOVA (CREE, Inalco), 

avec la participation des étudiants en master et doctorat Furkan SEMIZ (Inalco) & Adelina KALININA (Inalco).    

 

Contact

 

Comité scientifique

  • Guy ACHARD-BAYLE (Université de Lorraine)
  • Alena ANDRLOVÁ FIDLEROVÁ (Univerzita Karlova, CZ)
  • Olga ARTYUSKHINA (Sorbonne Université)
  • Daniel BARIC (Sorbonne Université)
  • Natalia BERNITSKAYA (Inalco)
  • Cécile CANUT (Université Paris Cité)
  • Oleg CHINKAROUK (Inalco)
  • Robert DITTMANN (Univerzita Karlova, CZ)
  • Hélène DE PENANROS (Inalco)
  • Outi DUVALLON (Inalco)
  • Narcís IGLÉSIAS (Universitat de Girona, ES)
  • Irina NESTERENKO (Inalco)
  • Anna PERISSUTTI (Università degli Studi di Udine, IT)
  • Ondřej PEŠEK (Jihočeská univerzita, CZ)
  • Olena SAINT-JOANIS (Inalco)
  • Ivan ŠMILAUER (Inalco)
  • Pierre-Yves TESTENOIRE (Université Sorbonne Nouvelle)
  • Sophie VASSILAKI (Inalco)
  • Ekaterina VELMEZOVA (Université de Lausanne, CH)
  • Bohumil VYKYPĚL (Akademie věd České republiky, CZ)
  • Miloš ZELENKA (Jihočeská univerzita, CZ)


Bibliographie indicative

  • Pražský linguistický kroužek. Havránek, Bohuslav, Weingart, Miloš, éds. (1932). Spisovná čeština a jazyková kultura. Praha : Melantrich.
  • Havránek, Bohuslav. (1929a). « Funkce spisovného jazyka ». In Sborník přednášek pronesených na Prvém sjezdu československých profesorů filozofie, filologie a historie v Praze 3.-7. dubna 1929, Praha : Stálý přípravný výbor sjezdový, p. 130-138.
  • Havránek, Bohuslav. (1929b). « Influence de la fonction de la langue littéraire sur la structure phonologique et grammaticale du tchèque littéraire ». In TCLP 1, Praha : Jednota československých matematiků a fysiků, p. 106-120.
  • Havránek, Bohuslav. (1932). « Úkoly spisovného jazyka a jeho kultura ». In Havránek, B. & Weingart, M. (éds.), Spisovná čeština a jazyková kultura, 1932, p. 32-84.
  • Havránek, Bohuslav. (1936). « Vývoj spisovného jazyka českého ». In Československá vlastivěda. Řada II. Spisovný jazyk český a slovenský. Praha : Sfinx Bohumil Janda, p. 1-144.
  • Havránek, Bohuslav. (1938). « Zum Problem der Norm in der heutigen Sprachwissenschaft und Sprachkultur ». In Actes du IVe Congrès de Linguistes. Copenhague 1938, p. 151-156.
  • Jakobson, Roman. (1931a). К характеристике евразийского языкового союза. Paris : Издание Евразийцев.
  • Jakobson, Roman (1931b). « Über die phonologischen Sprachbünde ». In Travaux du Cercle linguistique de Prague IV : Réunion phonologique internationale tenue à Prague (18–21/XII 1930).
  • Jakobson, Roman. (1938). « Sur la théorie des affinités phonologiques entre les langues ». Actes du IVe Congrès international de linguistes, Copenhague, 1936. Copenhague : Einar Munksgaard, 1938, p. 48-58.
  • Mathesius, Vilém. (1927). « Linguistická charakteristika a její místo v moderním jazykozpytu ». Časopis pro moderní filologii, p. 35-40.
  • Mathesius, Vilém. (1928). [paru 1930]. « On linguistic characterology with illustrations from modern English [= Propositions 28-34] ». In Actes du Premier congrès international des linguistes à la Haye du 10-15 avril 1928, 56–63. A. W. Sijthoff, Leiden.
  • Mathesius, Vilém. (1933). « Probleme der tschechischen Sprachkultur ». Slavische Rundschau. 5, 1933, février, p : 69-85.
  • Mathesius, Vilém. (1935). « O aktuálních problémech jazykové kultury ». Listy pro umění a kritiku 2, 1934, n° 19/20, 4.1., p. 436-437.
  • Mathesius, Vilém. (1941). « O jazykové normě a jazykové kultuře ». Slovo a slovesnost, Vol. 7 (1941), n° 2 – Kronika, p. 108-109.
  • Pražský linguistický kroužek – Cercle linguistique de Prague. (1929a). These k diskuzi. – Propositions. Section 2. Praha : Státní tiskárna. (Fac-similé in : Čermák, Poeta, Čermák, éds., 2012, p. 682-707).
  • Pražský linguistický kroužek – Cercle linguistique de Prague. (1929b). « Thèses ». In Travaux du Cercle Linguistique de Prague I., Mélanges dédiés au Premier congrès des philologue slaves, Prague : Jednota československých matematiků a fysiků. Fac-similé in : Čermák, Poeta, Čermák, éds., 2012, p. 708-744.
  • Troubetzkoy, Nikolaï. (1927). : « Общеславянский элемент в русской культуре » (L’élément slave commun dans la culture russe), Русская речь I, 1927, p. 84.
  • Troubetzkoy, Nikolaï. (1928). « Proposition 16 ». In Actes du Premier congrès international de linguistes [tenu à La Haye du 10 au 15 avril 1928]. Leiden, Sijthoff [s.a.], p. 17-18.
  • Troubetzkoy, Nikolaï. (1935). Participation à la discussion « Il problema delle parentele tra i grandi gruppi linguistici ». In : Atti del III Congresso internazionale dei linguisti, Roma, 19- 26 settembre 1933-XI. Firenze : Le Monnier, 1935, p. 326-327.
  •  
  • Vočadlo, Otokar. (1939). « Integration and Desintegration of Standard Languages ». In Actes Congrès Bruxelles, p. 48.
  • Vinokur, Grigorij. (1923). « Культура языка (Задачи современного языкознания) ». Печать и революция no 5, 1923, p. 100-111.
  • –  – –  –
  • Archaimbault, Sylvie. (2013). « Du bon usage à la culture linguistique : la persistance d’une norme de langue littéraire en Russie ». In W. Ayres-Bennett & M. Seijido (éds.), Bon usage et variation sociolinguistique (1‑). ENS Éditions. https://doi-org.bsg-ezproxy.univ-paris3.fr/10.4000/books.enseditions.31…
  • Baggioni, Daniel. (1986). « Préhistoire de la glottopolitique dans la linguistique européenne, de J. G. Herder au Cercle linguistique de Prague ». In : Langages, 21ᵉ année, n°83, p. 35-51.
  • Bochmann Klaus. (1986). « La glottopolitique dans les pays socialistes. Quelques traits caractéristiques ». Langages, 21ᵉ année, n°83. Glottopolitique. p. 87-99.
  • Garvin, Paul Lician. (1974, repr. 2011) « General Principles for the Cultivation of Good Language », in Fishman, J. A. (éd.)  Advances in Language Planning, The Hague, Mouton De Gruyter, 417-426.
  • Garvin, Paul Lician. (1983). « Le rôle des linguistes de lʼÉcole de Prague dans le développement de la norme linguistique tchèque » in BÉDARD É. & MAURAIS J. (dir.), La norme linguistique, Direction générale des publications gouvernementales du ministère des Communications, Québec.
  • Garvin, Paul Lician. (1993). « A Conceptual Framework for the Study of Language Standardization ». International Journal of the Sociology of Language, 100, p. 37–54.
  • Havránek, Bohuslav. (1964). « Trubeckoys Bedeutung für die Entwicklung der Theorie der Schriftsprache ». Wiener slawistisches Jahrbuch, 11 (1964), p. 31-36.
  • Horálek, Karel, Scharnhorst, Jürgen, éds. (1976-1982). Grundlagen der Sprachkultur. Beiträge der Prager Linguistik zur Sprachtheorie und Sprachpflege, vol. 1-2. Berlin : Akademie Verlag.
  • Nebeská, Iva. (2003), rééd. de 1996). Jazyk, norma, spisovnost. Praha : Univerzita Karlova.
  • Pešek, Ondřej. (2016). « La culture de la langue selon Vilém Mathesius – principes et conséquences d’une approche structurale et fonctionnelle globale »  In : La linguistique 2016/1 (Vol. 52), p. 5 à 20. DOI 10.3917/ling.521.0005. https://www.cairn.info/revue-la-linguistique-2016-1-page-5.htm.
  • Raynaud, Savina. (2014). « The Prague Linguistic Circle, its founder Vilem Mathesius and its commitment to developing linguistic culture from linguistic theory ». In : Dossiers d’HEL, SHESL, Linguistiques d’intervention. Des usages socio-politiques des savoirs sur le langage et les langues, ⟨halshs-01115236⟩.
  • Schoenenberger, Margarita. (2004). « Une sociolinguistique prescriptive : la théorie des langues “littéraires” dans la linguistique soviétique des années 60-90 ». In : Langage et société 2004/4 (n° 110), p. 25-51.
  • Sériot Patrick. (1999). Structure et totalité. Les origines intellectuelles du structuralisme en Europe centrale et orientale. Paris : PUF.
  • Sinzelle Poňavičová, Ilona. (2022). « Positionnement du Cercle linguistique de Prague vis-à-vis de la langue standard et son rôle dans la vie publique de la Tchécoslovaquie de l’entre-deux-guerres ». Dans Ghidali, I., et al., éds. DU LINGUISTE À SON OBJET : LA DISTANCE EN QUESTION(S). Actes des 24èmes Rencontres des Jeunes Chercheurs en Sciences du Langage, 2022, p. 6-45.
  • Starý, Zdeněk. (1995). Ve jménu funkce a intervence. Praha : Karolinum. 
  • Толстой, Никита Ильич. (1988). « Славянские литературные языки и их отношение к другим языковым идиомам (стратам) ». История и структура славянских литературных языков. Москва : Наука, 1988, p. 6–27.
  • Vuković, Petar. (2015). Jezična kultura : program i naslijeđe Praške škole. Zagreb : Srednja Europa.