L'Archipel noir de la littérature russe. Les écrivains russes étaient aussi des femmes

16 avril 2026
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Parution le 20 mai 2026 de l'ouvrage de Catherine Géry aux éditions Hermann.
Photo noir et blanc d'une femme assise, la tête posée sur sa main gauche
Couverture de l'ouvrage de Catherine Géry, L'Archipel noir de la littérature russe. Les écrivains russes étaient aussi des femmes © Éditions Hermann‎
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Le Centre de Recherches Europes-Eurasie-CREE (Inalco) a le plaisir de vous annoncer la publication de l'ouvrage de Catherine Géry, L'Archipel noir de la littérature russe. Les écrivains russes étaient aussi des femmes publié aux éditions Hermann.

Texte de présentation 

Les noms d’Alexandre Pouchkine, Nikolaï Gogol, Ivan Tourguéniev, Fiodor Dostoïevski, Lev Tolstoï ou Anton Tchékhov sont depuis longtemps familiers des lecteurs du monde entier. Mais qui sait que ces « monstres sacrés » de la littérature russe ont côtoyé des écrivaines de talent qui furent célèbres en leur temps et dont les œuvres sont entrées en interaction avec celles de leurs homologues masculins ? Qui connaît les noms d’Anna Bounina, Eléna Gan, Maria Joukova, Karolina Pavlova, Nadiéjda Khvochtchinskaïa, Nadiéjda Sokhanskaïa, Olga Chapir, sans même parler de les avoir lues ? Car il existe, dans la littérature russe du XIXe siècle, un espace textuel riche mais encore à peine exploré, un dark continent resté longtemps ignoré de l’historiographie et de presque toutes les institutions littéraires. L’Archipel noir de la littérature russe invite à la (re)découverte de cet espace en explorant un autre passé littéraire possible.

L’ouvrage est conçu selon des coupes événementielles et chronologiques propres à dresser la cartographie du territoire occupé par les autrices ayant publié aux XVIIIe et XIXe siècles en Russie, en respectant la spécificité archipélique (discontinue) plutôt que continentale (continue) de ce territoire. En ce qu’il se veut tout autant informatif que critique, il propose aussi une réflexion sur les mécanismes qui régissent l’écriture de l’histoire littéraire et les processus de canonisation. Le Texte féminin et l’analyse du grand récit de la littérature russe sont en effet les deux points aveugles des recherches menées en France sur la Russie : en croisant les études de genre et l’histoire littéraire, culturelle, sociale et matérielle, L’Archipel noir de la littérature russe comble à la fois un vide de publication et un impensé de la russistique française. L’ouvrage s’adresse aux professeurs de littérature russe et à leurs étudiants et étudiantes, mais également à tous ceux et celles qui s’intéressent au « grand siècle » littéraire russe et à la production culturelle oubliée des femmes.  

Auteure

Catherine Géry est professeure de littérature russe à l’Institut des Langues orientales (Inalco), spécialiste du XIXe siècle. Elle est directrice du Conseil scientifique et pédagogique de l’InIdEx « Cité du genre » et co-rédactrice en chef de la revue Slovo (Presses de l’Inalco).