Guilhem Averous, lauréat du Prix FFJ / Christian Polak 2026

3 juin 2026
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Le 20 mai dernier, trois jeunes chercheurs ont été distingués par le prix FFJ/Christian Polak, une récompense prestigieuse qui récompense chaque année les meilleurs mémoires de master sur le Japon.
photo portrait de Guilhem Averous
Photo portrait © Guilhem Averous‎
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Nous avons le plaisir d’annoncer que Guilhem Averous (doctorant Ifrae) est lauréat du Premier Prix du Prix FFJ / Christian Polak 2026 pour son mémoire de master « Les terres rares dans la sécurité économique du Japon » dirigé par Guibourg Delamotte (Ifrae).

Félicitations à : Guilhem Averous, Mélanie Esteves, Philippe Quiry

Leurs mémoires de master, particulièrement remarquables, ont été salués pour leur rigueur scientifique, leur originalité et leur contribution significative aux études japonaises.

Biographie :
Ancien élève de l’École normale supérieure de Rennes, enseignant agrégé d’économie-gestion depuis 2016, Guilhem Avérous a obtenu le master en études japonaises de l’Inalco en 2025. Désormais rattaché à l’Institut Français de Recherche sur l’Asie de l’Est (IFRAE – UMR 8043), il prépare un projet de thèse sur la politique de sécurité économique du Japon, dans une approche comparée.


Résumé mémoire :
En septembre 2010, la Chine a mis en oeuvre un embargo sur les exportations vers le Japon de sa production de « terres rares », soit 17 éléments métalliques distincts (néodyme, lanthane, yttrium, etc), dont les propriétés les rendent incontournables dans la fabrication des technologies grand public comme de défense les plus avancées. Cette décision, prise dans le cadre du contentieux territorial des îles Senkaku, a eu un fort impact au Japon, qui dépendait
alors quasi-intégralement de la production chinoise de terres rares. Dès lors, ce mémoire s’efforce de déterminer si le Japon a mis en oeuvre une stratégie spécifique pour satisfaire ses besoins en terres rares. S’inscrivant dans le cadre des études de sécurité économique, il analyse l’étroite imbrication des initiatives publiques et privées, dans un triptyque permettant au Japon de diversifier ses approvisionnements à court terme, d’inciter au stockage, au
recyclage et à la recherche de substituts à moyen terme, puis d’envisager à long terme une meilleure maîtrise des chaînes de valeurs afférentes. A travers le cas japonais, cette étude éclaire ainsi les modalités de mise en oeuvre d’une stratégie globale de sécurité économique, pour une meilleure compréhension d’un enjeu commun aux pays développés à économie de marché.