Festival Cinémas d'Asie de Vesoul

Le Festival international des cinémas d'Asie (FICA) de Vesoul a été créé en 1995. Avec près de 30 000 entrées pour 90 films par édition, c’est le plus grand et le plus vieux des festivals de cinéma asiatique au monde et le seul à présenter des films de tout le continent asiatique, du Proche à l'Extrême-Orient.

 

Festival Cinémas d'Asie de Vesoul 2016


​Présentation du festival 

Le Festival des cinémas d’Asie de Vesoul est désormais le plus important des festivals concernant l’Asie en Europe. Déjà 21 ans que le FICA participe à la diffusion et la reconnaissance de cinématographies encore trop peu connues. Ses 30000 spectateurs en attestent, le cinéma d’auteur asiatique intéresse, tout autant que l’Asie en elle-même, et c’est bien cela qui lie l’Inalco au FICA. Des projets sont à l’étude pour proposer des initiations linguistiques et des ouvertures sur nos civilisations sur le lieu du festival, ainsi qu’une pré-soirée à l’Inalco à Paris pour accueillir les invités avant leur départ sur Vesoul.
 
La projection du prix Inalco est désormais un temps fort de la programmation culturelle de l’Inalco à l’automne de la même année, elle constitue une découverte pour nos étudiants, d’un film iranien à un indien en passant par un indonésien. En 2014, Qissa - et son réalisateur Anup Singh présent pour l’occasion - a attiré 150 personnes dans notre auditorium pour un temps d’échange unique avec nos étudiants et amis de l’Inalco.
 
La délégation de l’Inalco - étudiants, enseignants et personnels – représentée sur scène par son jury composé de six membres - moitié corps enseignant moitié étudiants - a la chance chaque année de vivre au rythme vésulien pendant une semaine. Cette année, nos festivaliers iront d’un film chinois à un film lao, croisant d’autres qui sortiront d’un polar kazakh ou népalais. La chance aussi de pouvoir s’entretenir avec les réalisateurs dans leur langue, de sous-titrer cette interview et d’imaginer une prolongation si le film est primé…
 L’Inalco remettra cette année son 12ème prix qui succèdera au film Qissa. Verdict mardi 17 février prochain.
 

L'Inalco à Vesoul

Depuis 2004, début de notre partenariat avec le FICA, la délégation Inalco a récompensé les cinémas d’Iran, Indonésie, Corée, Inde, Chine, Philippines, Israël et Kurdistan…avec le Prix Inalco (1 500 euros) et le Coup de cœur Inalco (symbolique). Notre jury, composé de 5 ou 6 membres, juge les dix films en compétitions en compagnie du jury international et du jury NETPAC. Le film primé est ensuite diffusé dans l'auditorium lors de la saison culturelle suivante avec notre brochure dédiée au festival. 

Mais notre partenariat ne se limite pas aux prix : c'est aussi de belles rencontres avec les cinéastes invités, et autant d’échanges sur leurs inspirations, choix artistiques, envies et pratiques cinématographiques. C'est la participation active d'étudiants, enseignants et personnels de l’Inalco, tous passionnés de cinéma : chaque année, la délégation filme les entretiens avec les cinéastes, qui sont ensuite traduits et sous-titrés par nos étudiants, puis mis à disposition du grand public. Au total, ce sont presque 60 entretiens, qui loin de tomber dans l’oubli, servent désormais de support et d’accompagnement pédagogiques dans nos cursus de langues et civilisations. 

Découvrez notre brochure 2015

L'Inalco ouvre son site web dédié au FICA

L'Inalco a le plaisir de vous proposer un nouveau service numérique dédié à notre partenariat avec le Festival International des Cinémas d’Asie de Vesoul. Ce site web regroupe l'ensemble de la production Inalco réalisée ce depuis 2004. Il s'appuie en grande partie sur le travail effectué par la direction de la communication autour des brochures annuelles consacrées au FICA. Palmarès, articles, critiques et interviews vidéos ont été indexés puis mis en ligne sur internet. 

https://fica-vesoul.inalco.fr

 

Participer au festival : pourquoi s'inscrire ?

Le FICA, c'est : 
  • Une chance unique pour les étudiants et les enseignants de voir des créations originales remastérisées ou en première des pays qui les concernent ;
  • Enrichir sa culture cinématographique personnelle tout en rencontrant des acteurs, réalisateurs et producteurs des cinémas d’Asie ;
  • Une possibilité pour les étudiants travaillant sur le cinéma, l’image ou l’interculturel d’accéder directement au milieu professionnel du film ;
  • L’occasion de travailler des interviews en langue vernaculaire et leur soustitrage pour se jeter à l’eau et acquérir des compétences professionnelles. 

Palmarès 2015

AWARDS 2015

CYCLO D'OR D'HONNEUR à Wang Chao pour l’ensemble de son oeuvre.

CYCLO D'OR remis par le Jury International: BWAYA de Francis Xavier Pasion (Philippines) pour son mélange des folklores dans une région naturelle reculée dans le but
de raconter un récit lyrique de compassion.

GRAND PRIX DU JURY INTERNATIONAL : EXIT de Chenn Hsiang (Taïwan) pour la force et la dignité avec laquelle le cinéaste représente la solitude d’une femme

PRIX DU JURY (ex -aequo ) : ONE SUMMER de Yang Yishu (Chine) pour l’originalité avec laquelle le film évoque les failles de la société & MELBOURNE de Nima Javidi
(Iran) pour sa question sur la responsabilité personnelle d’un être humain.

Prix du Jury NETPAC (Networ k for the Promotion of Asian Cinema) :THE MONK de The Maw Naing (Myanmar) pour son éloquence même dans ses silences,
qui implique le public en tant que participant, plutôt que de simple témoin, et pour son fidèle portrait du dilemme de son protagoniste.

Prix Emile Guimet : KURAI KURAI : TALES OF THE WIND de Marjoleine Boonstra (Kirghizistan,Pays-Bas) pour son scénario calligraphié [...], ses paysages merveilleusement filmés, sa culture du conte, sa poésie, son humour le tout au service d’un message humaniste
et écologique.

COUP DE COEUR GUIMET : BWAYA de Francis Xavier Pasion (Philippines) pour sa plongée dans une culture méconnue à la surface d’une planète aquatique au son de musiques d’un autre monde.

PRIX INALCO : MELBOURNE de Nima Javidi (Iran) pour la force de son scénario, la précision et l’excellence du jeu d’acteur et la portée universelle du récit.

COUP DE COEUR INALCO : A MATTER OF INTERPRETATION de Lee Kwang-kuk (Corée) pour sa poésie oscillant entre rêve et réalité et séduisant par sa photographie et son humour.

Prix de la critique : EXIT de Chienn Hsiang (Taïwan) pour sa grande rigueur dramatique, avec un très fin dosage de l’émotion, servi par un sens du cadre et de l’espace qui jouehabilement avec ce que cachent et ce que se montrent les uns et les autres [...]

Prix du public long métrage de fiction : MARGARITA WITH A STRAW de Shonali Bose et Nilesh Maniyar (Inde)

Prix Jury lycéen : MARGARITA WITH A STRAW de Shonali Bose et Nilesh Maniyar (Inde)

Prix du public du film documentaire : NU GUO, AU NOM DE LA MERE de Francesca Rosati Freeman et Pio d’Emilia (Chine, Italie, Japon)

Prix jury jeunes : IRANIAN NINJA de Marjan Riahi (Iran)

Éditions précédentes : nos brochures

Chaque année, les membres de la délégation Inalco rédigent des articles sur les réalisateurs interviewés, les rétrospectives, les films en compétition ou plus simplement leur coup de coeur. Ils sont ensuite publiés chaque année dans des brochures, distribuées lors ds événements liés au festival :

Brochure 2004 : 10 ans du Festival, premier prix Langues O'
Brochure 2005 : 11 ans du Festival, 2ème partenariat
Brochure 2006 : A la découverte du cinéma ouzbek
Brochure 2010 : Regard sur le cinéma taiwanais
Brochure 2011 : Familles d'Asie, regard sur le cinéma coréen, francophonie d'Asie : le Cambodge
Brochure 2012 : Regard sur le cinéma kazakh, les brulures de l'histoire, hommage à KORE-EDA Hirokazu
Brochure 2013 : Le centenaire du cinéma indien, regard sur le cinéma indonésien, l'Arménie
Brochure 2014 : Panorama du cinéma philippin, avoir 20 ans, francophonie d'Asie : le Vietnam
Brochure 2015 : Panorama du cinéma laotien, tenir en haleine, francophonie d'Asie : le Cambodge

Témoignages d'anciens étudiants

Notre devoir de jury, mais aussi de cinéphiles boulimiques commençait !
Avec en moyenne 4 voire 5 films par jour, il était difficile de ne pas perdre de vue notre première tâche. Comment résister à l’appel des salles obscures, des différentes sections du Festival et de la douzaine de films proposés tous les jours ? Nous avons d’abord pu voir des films de la langue et de la culture que nous étudions. Nous avons étendu notre curiosité à toutes les cultures asiatiques, à travers des cinémas de provenance et de styles très divers. Les rencontres avec les cinéastes et artistes étrangers, aussi bien pour les interviews
que les rencontres informelles, ont été un enrichissement personnel pour chacun, mais aussi un plaisir. Enfin, grâce à notre passion commune pour le cinéma, nous avons pu, loin des amphis, rencontrer des étudiants et professeurs d’autres départements de l’Inalco, travailler ensemble et tisser des liens forts. Avec de nouvelles recrues pour former le jury, beaucoup d’entre nous espèrent bien se retrouver à Vesoul l’année prochaine. 
Cédric Fizet, délégation 2004

Découverte et bénévolat

Wafa Ghermani a découvert le festival international des cinémas d’Asie de Vesoul en 2001. Alors étudiante en licence, elle a choisi de le traiter comme sujet d’un devoir de sociologie du cinéma. L’année suivante, elle commençait à travailler en tant que bénévole sur le festival. Au fil des années, Wafa a pu mettre à contribution son excellente maîtrise de la langue chinoise dans l’accueil des réalisateurs sinophones, l’interprétariat et la traduction. Depuis trois ans, elle est responsable des relations avec la presse aux cotés de Jean-Marc Thérouanne, fondateur du festival.

« Quand le projet d’une rétrospective a été confirmé, Jean-Marc Thérouanne m’a proposé une perspective sur le nouveau cinéma taiwanais, Hou Hsiaohsien, Edward Yang, etc. Je lui ai proposé d’élargir la rétrospective chronologiquement en regardant ce qui avait été produit avant. Quand le budget s’est confirmé, j’ai été chargée de choisir des films. Les organisateurs souhaitaient surtout intégrer des films récents avec quatre films anciens, ceux que j’ai sélectionnés. Ensuite, il a fallu négocier les droits de certains films, comme Hidden Whispers qui était en distribution en Suisse mais dont les droits étaient à Taiwan. Pour chaque film, il a fallu négocier les droits puis
payer la location des copies à la cinémathèque, les transports et l’assurance, ce qui engage beaucoup de frais. Les distributeurs, qui se demandaient pourquoi on voulait montrer ces films, m’ont même offert un beau cadeau, tellement ils étaient contents ». 
Propos recueillis en 2010 par Kate Chaillat et Lucile Constant.