Nos expositions

Nous vous proposons tout au long de l'année des expositions dans la galerie du pôle des langues et civilisations. Projets étudiants ou enseignants de l'Inalco, découvrez le programme de cette année. L'entrée est libre et gratuite.

Olymbos, Un village intemporel

Du lundi 21 novembre au vendredi 16 décembre 2016
Galerie d'exposition du Pôle des Langues et Civilisations
 

La beauté du village grec d’Olymbos, au nord de l’île de Karpathos (Dodécanèse), résulte de dissonances entre la rusticité des conditions de vie et l’éclat somptueux des fêtes. Là-bas, l’austérité des paysages, inscrits entre mer et montagnes, s’oppose à la richesse de la culture locale où la musique occupe une place de choix.
Les images en noir et blanc de Filippas N. Filippakis, photographe officiel du village entre 1945 et 1965, font résonner ici le passé au coeur de l’actualité des photographies en couleurs de Philippe Herren, photographe suisse contemporain.

Organisée par Mélanie Nittis, doctorante au Cerlom, lauréate du Prix de la Maison des Cultures du Monde, en partenariat avec le Festival de l’Imaginaire et l’association Nisiotis

Le Dessous des Cartes

Le dessous des cartes,

D'après le livre Itinéraires Asiatiques, de Jean Christophe Victor,
Une exposition proposée par Arte
Du lundi 17 octobre au vendredi 11 novembre 2016

Depuis une quinzaine d’années, l’Asie véhicule l’image d’un continent en plein essor économique, alimentant les représentations d’une région où se joue le futur du monde. L'exposition montre comment la croissance démographique, le développement économique, l'urbanisation accélérée, mais également le creusement des inégalités sociales, la pauvreté, la pression accrue sur les ressources naturelles, l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre ne manquent pas de transformer le continent et d’imprimer leur marque sur le reste du monde. Cependant, le basculement du monde vers l’Asie n’est pas sans bousculer, en retour, les sociétés asiatiques. Marquée par des pratiques sociales traditionnelles encore très présentes, traversée par des courants de modernité que la multiplication des échanges ne fait que renforcer, confrontée à l’accélération des mutations technologiques en cours, chaque société, de l’Inde au Japon, de la Chine au Bangladesh, avec ses contraintes et ses ressources, tente de se frayer un chemin dans la mondialisation et de se construire un avenir.




 

Exposition Lesbos Ile -refuge (2016)

Lesbos

En 2015, plus de 500 000 personnes sont entrées dans l’espace européen en atteignant les plages de Lesvos à bord d’embarcations de fortune. C’est parce que cette île grecque n’est située qu’à quelques kilomètres des côtes turques qu’elle est devenue une étape tristement incontournable dans le long voyage qu’entreprennent celles et ceux qui fuient la violence de la guerre, en Syrie, en Afghanistan ou en Irak, et qui espèrent trouver refuge en Europe.


Il y a quelques mois encore, Lesvos était avant tout réputée pour la beauté de ses paysages et de ses villages, pour la qualité de ses olives et pour la richesse de son patrimoine archéologique et culturel. Aujourd’hui, c’est malheureusement davantage à des images de camps de réfugiés et de victimes de naufrages qu’elle est associée dans les esprits.

Dans un pays déjà frappé et traumatisé par une crise économique et sociale qui n’en finit plus de s’aggraver, comment une île qui compte moins de 90.000 habitants peut-elle gérer un tel afflux d’humanité à secourir? Au seul mois d’octobre 2015, le nombre record de 135.000 arrivées est enregistré par les autorités.

Les images, peu nombreuses en France, qui arrivent de Lesvos et mettent en lumière les conditions dans lesquelles sont « accueillis » les réfugiés, provoquent la stupeur. Partout en Europe, de nombreux volontaires se mettent en route pour participer, à leur échelle, à soulager la souffrance de ces « Autres ». Peu à peu, au fil des semaines, des initiatives individuelles et collectives, grecques et étrangères, viennent combler le vide laissé par des institutions dépassées par les événements, ne pouvant ou ne voulant mettre en place des structures d’accueil à la mesure du phénomène.

Passer quelques semaines sur place est une expérience qui vous ébranle profondément.
Retour aux fondamentaux. Il faut nourrir, il faut vêtir, il faut protéger du soleil et de la pluie.
Mais c’est finalement le plus facile.
Ensuite viennent les questions qui vous déchirent.
Ces familles ont laissé derrière elles absolument tout ce qu’elles possédaient et une grande partie de ce qu’elles étaient.
Incroyable courage, incroyable dignité, incroyable dynamisme de ses hommes, de ses femmes et de ses enfants privés d’enfance.

Ancienne étudiante de l’Inalco, Clara Villain obtient une licence de grec moderne en 2015.
Cet été, sur l’île de Lesvos, elle passe un mois et demi en compagnie de volontaires locaux et de réfugiés, dans les camps. Issue d’une famille d’artistes, c’est naturellement qu’elle choisit de témoigner de ce qu’elle a vu et vécu par l’écriture et la photographie. 
 

Les Rêves s'affolent (2015)

Les Rêves s'affolent
Poèmes et dessins de Jean et Anastassia EliasDu 06 janvier au 20 février 2015
Galerie du pôle des langues et civilisation
Ouverte du lundi au samedi de 08h à 22h
Entrée libre et gratuite

Le langage poétique de Jean Elias, très inventif et inattendu, la forme sûre et sensible de ses vers, et l’incroyable richesse des illustrations d’Anastassia Elias font que ces créations traversent les barrières du temps et enchantent quiconque les approche, quels que soient son âge et sa sensibilité. Découvrez ces poèmes et illustrations dans notre galerie du 06 janvier au 20 février prochain. Certains poèmes de Jean Elias ayant été écrits en arabe, puis réécrits en français, c’est en double version arabe et française qu’ils figurent ici, pour la plus grande joie des amoureux des langues.
Plus d'informations : Les rêves s'affolent
 
Exposition Jean et Anastassia Elias

Setomaa, Un royaume sur le fil (2015)

Du 19 novembre au 11 décembre 2015
Galerie d'exposition de l'Inalco
Setomaa photo expo

Au hasard d'une conversation, j'apprends que, à peine 20 ans après l'indépendance de l'Estonie, la Russie n'a toujours pas ratifié d'accord sur leur frontière commune. M'intéressant au sujet, je découvre l’existence des Setos et du Setomaa, un jeune royaume, vieux comme la discorde. À la fois en Estonie et en Russie... Mais d'où sort cette fable ? C'est le point de départ de ce travail photographique: aller à la rencontre des Setos, parcourir cet étrange territoire posé en équilibre, essayer de comprendre leur démarche "ethno-futuriste" de préservation et d'affirmation de leurs identités.

Moires - Méditerranée ( 2016)

moires

"Dans la mythologie grecque, les Moires sont les divinités du destin. Ce sont elles que j’ai choisies pour nommer mon travail autour de la Méditerranée. Ces trois sœurs filant, enroulant et coupant le fil incarnent pour moi les origines. Je suis née en Algérie, pays où je n’ai jamais vécu. L'attirance qu'exerce sur moi la Méditerranée trouve là, probablement, sa source. La mer devient le symbole d'un pays, des pays qui l'entourent. Elle influence le climat. Elle crée une lumière. Elle fait de ces pays l'objet de convoitises qui rompent avec la douceur du temps. Quelque chose se réveille en moi lorsque je suis près de la mer Méditerranée. Je ressens la force de la lumière, de ces contrastes. Je ressens le végétal et le minéral brûlés par le soleil. Mais je ressens également  de la mélancolie, quelque chose qui appartient à la fois au monde du vivant et au monde des morts. Les monotypes présentés ici mettent en  avant la lumière caractéristique du plein soleil. Les contrastes sont tranchés, les formes coupantes. Paradoxalement, le noir tient une grande place pour rendre la lumière, comme un paysage dans le soleil éblouissant devient noir.

La technique du monotype, qui est une technique d'impression, n'est pas choisie par hasard. Elle s'est imposée à moi pour l'empreinte qu'elle laisse. En effet, elle rend compte de mon histoire familiale, où l'héritage est là. L'Algérie, le pays de mes parents, le pays où ils sont nés, où ils ont grandi, où ils ont été jeunes et où ils ont vécu la guerre. L'empreinte reste après le passage. Elle est plus qu'une trace." 
Marie Claire Cano