Tigrinya

Les langues éthiopiennes sont au nombre de plusieurs dizaines, dont les principales sont : l’amharique, le tigrigna, le gouragué dans le groupe sémitique, l’oromo, le somali, l’afar dans le groupe couchitique, le wolaytta dans le groupe omotique. Le guèze (ou éthiopien classique), langue sémitique ancienne qui n'est plus parlée depuis le XIIème-XIIIème siècle, demeure la langue liturgique de l’église orthodoxe éthiopienne et source d'enrichissement de la langue amharique.

L’enseignement de l’amharique fut inauguré à l’école nationale des langues orientales vivantes de Paris en 1898. Langue officielle de l’Éthiopie (plus de 90 millions d’habitants), l’amharique est la langue de l’enseignement, du parlement, des lois et actes officiels, de la presse et de la télévision. Elle est parlée par une grande majorité des Éthiopiens, soit comme langue maternelle, soit comme langue seconde ou véhiculaire. Elle est riche d’une littérature variée, populaire et savante, dont les plus anciens témoins datent du XIIIème siècle. Aujourd’hui, tous les genres y sont représentés : poésie, chanson, essai, roman, nouvelles, théâtre, cinéma. Un grand nombre d’ouvrages nouveaux sont imprimés chaque année dans le pays. Par ailleurs, grâce au développement d'outils informatiques adaptés aux polices de caractères éthiopiens, l'amharique est entré dans l'ère de la révolution de l'internet où s'échangent régulièrement des masses d'informations constituant un corpus important.

Autre langue du groupe sémitique éthiopien, le tigrigna, parlé à la fois en Éthiopie et en Érythrée, est également enseigné à l'Inalco. Chacune des deux langues s’écrit au moyen de l'alphabet guèze augmenté de quelques caractères nécessaires aux besoins spécifiques de l’une et de l’autre.

Enfin, l'amharique est l'une des langues optionnelles ou facultatives, à la fois aux épreuves du baccalauréat et aux concours de Conseiller et de Secrétaire Cadre d'orient au Ministère des Affaires étrangères.