Présentation du centre de recherches

Le CREE est un centre de recherche où évoluent des spécialistes, reconnus tant pour la pertinence de leurs réflexions et travaux que pour les missions d’expertise qui leur sont confiées, sur une aire aussi large que l’Europe médiane et balkanique, la Russie et l’Asie centrale. Ses membres maîtrisent des contextes linguistiques, historiques, sociaux et géopolitiques peu abordés par ailleurs, et appréhendent des thématiques novatrices ou peu explorées en articulant de manière transversale, au sein d’un même centre, réflexion sur le temps long et réaction au présent.

Fondé en janvier 2010, le CREE (EA 4313) procède du regroupement de trois unités préexistantes au sein de l'INALCO, ayant pour champs de recherche respectifs l’espace balkanique, l’Europe médiane et l’espace russe et euroasiatique. Ce rapprochement a consolidé des collaborations déjà engagées et suscité un véritable désir de travailler ensemble qui s'est immédiatement traduit, auprès des projets spécifiques à telle ou telle composante, par un nombre important d'axes thématiques communs à l’ensemble de l’EA. Par la suite, une restructuration interne au CREE, nécessaire à une meilleure cohérence de la recherche, a porté à quatre le nombre de ses composantes.

Aujourd’hui, le Centre de recherches Europes-Eurasie, bénéficiant pleinement de cette mise en commun des compétences et des problématiques de recherche, est dominé par une volonté de transversalité et de transdisciplinarité que démontre amplement son projet pour le quinquennal 2014-2018, où le travail par axes communs à l’ensemble de l’EA est prépondérant.

Les composantes du CREE, nées avant ou après sa recomposition, et continuant d’exister pleinement dans son cadre, forment aujourd’hui l’ensemble suivant :

 

Centre d’études balkaniques (CEB)

Le Centre d’études balkaniques (CEB), dirigé par Joëlle Dalègre, qui présente l'originalité d'être le seul en France à se consacrer à l'aire balkanique dans son ensemble, en dépassant l'héritage des graves conflits, des affrontements nationalistes et des reconstructions du passé mises au point dans chacun des États, et sans négliger l'héritage et les réalités ottomanes. Il regroupe des littéraires, des linguistes et des historiens et tient à développer cette collaboration interdisciplinaire. Le CEB organise régulièrement colloques et journées d’étude et publie de nombreux ouvrages collectifs ainsi qu’une revue, les Cahiers d’études balkaniques.

Centre d’étude de l’Europe médiane (CEEM)

Le Centre d’étude de l’Europe médiane (CEEM), dirigé par Marie Vrinat-Nikolov, couvrant par l’étendue de ses compétences l’ensemble de la zone située entre l’Allemagne et la Russie, de la région balte aux Balkans. Réunissant des spécialistes de dix-huit cultures européenne, le CEEM développe des axes de réflexion qui tiennent compte des spécificités de cette partie de l’Europe et favorisent une démarche interdisciplinaire originale. Parmi ses travaux de recherche, l’Histoire de la traduction en Europe médiane, projet de synthèse unique en son genre pour cette aire géographique, a donné lieu à un ensemble de réalisations : ouvrage collectif, anthologie, site internet.

Observatoire des États post-soviétiques (OEPS)

L'Observatoire des États post-soviétiques (OEPS), dirigé par Catherine Poujol et Taline Ter Minassian, travaille à la recherche et l'analyse des processus de réorganisation régionale dans l'espace post-soviétique, à la veille médiatique de l'actualité politique, économique, géopolitique des États post-soviétiques, à l'étude du patrimoine et de l'architecture dans ces États. L’OEPS coordonne des activités scientifiques régulières, publie des ouvrages dont certains sont devenus de véritables outils pour comprendre la « transition post-soviétique », et organise des « petits-déjeuners » consacrés à l’actualité politique, économique, géopolitique des États post-soviétiques.

Centre d’Études et de Recherches Russie-Sibérie (CERRUS)

Le Centre d’Études et de Recherches Russie-Sibérie (CERRUS), dirigé par Catherine Géry, nouvelle composante du CREE consacrée à l’étude de la Russie européenne et de la Sibérie, se donne pour tâche d’étudier les faits de culture écrite et orale, leur production et leur transmission dans les domaines de la littérature, des arts, de l’histoire, de la philosophie et de la linguistique. Tout en conservant une forte identité aréale, la vocation du CERRUS est transdisciplinaire. Il privilégie les recherches et missions sur le terrain, la collaboration directe avec des chercheurs des aires concernées et le recours systématique aux sources premières, dans les langues nationales des pays et peuples étudiés. Le CERRUS édite, en collaboration avec l’OEPS, la revue Slovo.

Missions du CREE

À la rentrée 2013, le CREE compte 53 enseignants-chercheurs titulaires en rattachement principal, auxquels s’ajoute un nombre important d’associés et 46 doctorants.

L'EA est reliée à l’École doctorale et au Conseil du Master dont elle soutient les activités de formation en fournissant les directeurs de recherche dans son domaine de compétence, en accueillant les doctorants (pour un soutien scientifique, logistique et financier), en donnant son avis sur les dossiers d’inscription des étudiants, en participant à l’organisation de séminaires de recherche et de formation.

Les recherches menées au CREE croisent temps long de l'histoire (bilan du post-communisme, création en condition de dictature, héritages du XIXe siècle, mémoire des conflits dans les Balkans, héritage ottoman, etc.) et traitement « à chaud » de l'actualité dans des aires sensibles (Balkans et Eurasie), sur lesquelles les chercheurs du CREE sont sollicités et reconnus en tant qu'experts rares en France. Le CREE allie également la transversalité aréale (Europe médiane et balkanique, Russie, Eurasie) et la transversalité disciplinaire (histoire, géopolitique, économie, droit, littérature, arts, histoire de la traduction), faisant émerger des thématiques novatrices ou peu explorées.

Les chercheurs du CREE sont régulièrement sollicités pour leurs expertises à la fois dans une aire et dans un champ scientifique particulier : ministères des Affaires étrangères, de la Défense, de la Culture, Centre national du Livre, bibliothèques et médiathèques, musées, médias (revues, journaux, radios et chaînes de télévision), compagnies comme Total (par le biais d'une bourse CIFRE). Un nombre important de ses membres participent également à des comités éditoriaux français ou étrangers. Enfin, le CREE est impliqué dans de nombreuses activités de rayonnement de la recherche à destination de publics plus larges : documentaires, encyclopédies, CD-Roms, festivals, salons du livre, expositions...