Présentation de l'équipe

Créé en 1974 comme centre de recherche attaché à l’Institut national des langues et civilisations orientales, le Centre d’Études Japonaises, dont les bureaux sont situés au 2 rue de Lille à Paris, réunit actuellement trente-cinq chercheurs ainsi qu'une vingtaine de membres associés travaillant dans le domaine japonais.
Avec son antenne à l’Université de Toulouse II-Le Mirail depuis 2012, il constitue l’une des équipes de recherche les plus importantes, en Europe, dans sa spécialité.
Équipe d’accueil reconnue par le ministère de l’Éducation nationale (EA 1441) depuis 1994, le CEJ encadre également des étudiants (trente et un en 2015) préparant un doctorat à l’Inalco.

Domaines d'expertise du CEJ

La taille de l’équipe permet un large domaine d’expertise puisqu’il couvre le Japon des origines à nos jours, et ce dans les principales disciplines universitaires (littérature, art, histoire, sociologie et anthropologie, science politique, droit ou linguistique). Les membres du CEJ ont pour point commun d’associer à leur spécialité disciplinaire la maîtrise de la langue japonaise et la connaissance des publications japonaises dans leur domaine de recherche. Cette spécificité permet la production d’un travail de qualité à partir de sources originales, en phase avec les dernières avancées scientifiques au Japon. La traduction en français de textes en japonais (SHS, littérature) est un autre domaine d'excellence des chercheurs du CEJ.

Les axes qui structurent l'activité de recherche du CEJ pour les années 2014-2018 sont les suivants :

1.         Corpus fondamentaux : Interpréter et traduire      

2.         Linguistique japonaise : Structures et évolutions

3.         La fabrique du contemporain : Dynamiques sociales et culturelles          

 

Diffusion des résultats

Le CEJ édite la seule revue d’études japonaises publiée en France, Cipango – Cahier d’Etudes Japonaises, revue annuelle dont l’édition papier connaît une version en ligne depuis 2012 (cipango.revues.org), ainsi qu’une déclinaison en langue anglaise, Cipango – English Selection (cjs.revues.org).

Les travaux du CEJ peuvent par ailleurs être publiés dans la « Collection Japon » des éditions des Belles-Lettres, animée par deux membres du Centre, et qui propose parallèlement à des études de référence sur le Japon, des essais et des fictions traduites du japonais. On les retrouve également présents dans le catalogue Japon des éditions Philippe Picquier et d'autres maisons d'édition (Gallimard, Fayard, etc.). Les membres du CEJ publient prioritairement en français, mais aussi en anglais et en japonais.

Le CEJ organise par ailleurs de nombreuses manifestations scientifiques (colloques, journées d'études) en France ou à l'étranger en collaboration avec des institutions partenaires.


Collaborations

Le Centre d'Etudes Japonaises a développé un réseau de relations avec d'autres équipes de recherche en France, en Europe, aux Etats-Unis et au Japon. Les projets de recherche sont menés soit en co-pilotage, soit en collaboration étroite avec les chercheurs de ces équipes. L'Université Waseda (Tokyo), l'Université de Columbia (New York) sont quelques exemples d'universités avec lesquelles des projets sont en cours.


Formation et enseignement

Équipe d’accueil depuis sa création, renforcée par l’existence d’une école doctorale au sein de l’INALCO, le CEJ accueille chaque année une moyenne de 5 nouveaux doctorants et s’enorgueillit d’un fort taux d’intégration (contrats doctoraux et postes d’ATER).

Les différents projets de recherche nourrissent par ailleurs une importante offre de séminaires de recherche sur le Japon, la plus complète de l’université française, au sein du master  « Etudes japonaises », cohabilité INALCO/Université Denis Diderot-Paris 7. Celui-ci accueille environ 70 étudiants de M1 et une trentaine d’étudiants de M2, dont plusieurs bénéficient de bourses pour compléter leur formation au Japon.

Les enseignants du Département de langue et civilisation japonaises de l’INALCO, qui sont dans leur grande majorité membres titulaires du CEJ, ont joué depuis des décennies un rôle majeur dans la diffusion de la langue et de la civilisation japonaises à travers la traduction des grandes œuvres littéraires, la formation de milliers d’étudiants ou encore la création d’une agrégation de japonais.

D'une manière générale, la collaboration du Centre d'Etudes Japonaises et du Département de langue et civilisation japonaises au sein de l'INALCO permet aux enseignants-chercheurs du Centre de mobiliser leur expertise dans la conception et la mise en œuvre des enseignements de langue et de civilisation japonaises. Cette collaboration permet aujourd'hui au Département de langue et civilisation japonaises (une cinquantaine d’enseignants tous statuts confondus) d'offrir un enseignement en langue et en civilisation à plus de 1000 étudiants pour l’année 2013-2014, ce qui fait de l’INALCO l’établissement le plus important en termes de formation en Europe dans le domaine des études japonaises. C'est l'excellence de cette formation (enseignement et recherche confondus) qu'a reconnue en 2012 la Fondation du Japon en lui décernant son Grand prix.


Équipements de recherche

Étudiants et enseignants-chercheurs bénéficient d’un accès privilégié au fonds (environ 650000 volumes) et infrastructures (salles de lecture privatives, salles de travail, etc.) de la Bibliothèque Universitaire des Langues et Civilisations (BULAC) située désormais au 65, rue des Grands Moulins, dans le bâtiment « Pôle des langues et civilisations » qui abrite l’INALCO. Un partenariat conclu entre la BULAC et la Bibliothèque nationale de la Diète à Tôkyô permet d’emprunter les ouvrages de la plus grande bibliothèque japonaise.


Financement

Le budget courant du CEJ est financé par l'INALCO et, dans une moindre mesure, par l'Université de Toulouse II. Les projets individuels et collectifs bénéficient de nombreuses autres sources de financement, qu'il s'agisse, pour prendre des exemples récents, de dotations IUF, de financements sur appel à projet de la Ville de Paris ou de subventions diverses (Fondation du Japon, Fondation de France, Fondation Tôshiba, etc.)