Tibet

Manuscrit tibétain aux cinq encres précieuses
La Journée Portes Ouvertes Inalco, samedi 7 mars 2015, avait choisi de mettre en avant le département Asie du Sud Himalaya (ASUH).

C’est dans ce cadre que Confluences Tibétaines, l’association des étudiants de tibétain, et la section Tibet de l’Inalco ont proposé plusieurs ateliers qui ont permis au public de découvrir des facettes souvent méconnues de la culture tibétaine : découverte du tibétain avec Camille Simon, présentation de trois poèmes contemporains, initiation au yoga bönpo avec Lhundrup Gyaltsen, calligraphie avec Lungtok ChokTsang, chant populaire avec Pema Tashi, art sacré avec Lobsang et devinettes traditionnelles avec Tashi Kyi.
Les photos d’Emmanuelle Morin-Pitel, ancienne étudiante de tibétain à l'Inalco et qui poursuit une carrière de photographe professionnelle, ont illustré de manière éclairante les campagnes de sédentarisation forcée que subissent les éleveurs tibétains depuis la fin des années 2000.
 
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Atelier découverte de la langue tibétaine

Camille Simon, doctorante en linguistique à Paris-3 et enseignante de tibétain à l’Inalco, a invité les participants à entrer directement dans le vif du sujet en observant, à partir des exemples qui leur étaient proposés, divers aspects de la langue tibétaine. Ils se sont tout d’abord efforcés de distinguer les sons du tibétain qui n’existent pas en français, avant d’essayer de découvrir l’origine de certains mots d’emprunt courants. Enfin, ils ont appris à se présenter en tibétain.
4 exercices autour du tibétain, pour découvrir le tibétain standard.

Découverte tibétain 1

Découverte tibétain 2

Découverte tibétain 3

Découverte tibétain 4



Lecture de poèmes de Jangbu et Ju Kalzang

Dans l'auditorium où les danses et chants de l'Inde étaient programmés toute l'après-midi, des poèmes d'Asie du Sud Himalaya ont été lus en langue originale entre chaque représentation. C'est ainsi que les spectateurs ont pu écouter M. Naga Sangye Tandar, répétiteur de tibétain à l'Inalco et lui-même poète à ses heures comme tous les érudits du Tibet, lire trois poèmes tibétains : "Feuilles d'érable" (1986) et "Le Vin" (2001) de Jangbu (né en 1963 en Amdo, ancien répétiteur de tibétain à l'Inalco et chef de file de la nouvelle poésie au Tibet) et "Tibet, Mère, Mani" (1994) de Ju Kalzang (né en 1960 en Amdo, un des piliers de la poésie tibétaine depuis plus de trente ans). 
Feuilles d'érable (1986) de Jangbu ; Le Vin (2001) de Jangbu ; Tibet, Mère, Mani (1994) de Ju Kalzang


 

Initiation au yoga bönpo avec Lhundrup Gyaltsen

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Lhundrup Gyaltsen (ལྷུན་གྲུབ་རྒྱལ་མཚན།), Géshé (དགེ་བཤེས།, titre monastique de savant) de la religion Bön (བོན།), a commencé son exposé sur le yoga tibétain par une mise en perspective de sa pratique dans le cadre traditionnel, notamment celui du « collège de méditation » d'un monastère bön : après toute une préparation morale visant à développer le renoncement et une attitude altruiste, on s'engage dans de longues pratiques de purification (’bum dgu, འབུམ་དགུ། « neuf fois cent mille »), puis dans le Dzogchen (rDzogs chen རྫོགས་ཆེན། « grande perfection ») précédé lui-même de ses pratiques préliminaires spécifiques. C'est à ce moment-là, comme ultime préparation, que ces yogas prennent leur place : en effet, ils ont vocation à rétablir l'harmonie entre les cinq éléments extérieurs et les cinq éléments internes (constitutifs du corps), et cela en agissant sur les cinq souffles qui leur correspondent respectivement. En effet, le rétablissement de l'équilibre corporel, outre ses effets sur la santé, permet aussi de remettre l'esprit dans sa condition naturelle, ce qui est indispensable pour la méditation.  Lhundrup Gyaltsen a terminé sa présentation en détaillant ces cinq souffles, leurs fonctions dans l'organisme et les effets de leur affaiblissement ou dérèglement.
L'ensemble de la présentation a été traduite par Stéphane Arguillère, maître de conférences à l'Inalco.
 

Calligraphie avec Lungtok ChokTsang

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La séance de calligraphie a permis de retrouver le médecin et calligraphe Lungtok ChokTsang (མཆོག་ཚང་ལུང་རྟོགས།), qui fut répétiteur de tibétain à l’Inalco et assure désormais les cours du soir de tibétain à l’Inalco. La calligraphie tient une place importante dans le Tibet traditionnel, où la maîtrise du tracé des lettres était un prérequis pour entrer au service du gouvernement tibétain, puisque tous les documents officiels étaient manuscrits. Cette valorisation de l’écriture s’est poursuivie jusqu’à nos jours et Lungtok ChokTsang a exposé les grands principes du tracé des lettres tibétaines (ordre, épaisseur des traits, etc.). On peut retrouver ses productions et son activité de calligraphe sur le site tibetan calligraphy
 

Chant populaire avec Pema Tashi

Pema Tashi, Françoise Robin et quelques uns des participants à l'atelier "Chant tibétain"

Le chanteur tibétain Pema Tashi (པད་མ་བཀྲ་ཤིས།), originaire de Gyalrong (རྒྱལ་རོང་།), dans l’est du Tibet, et exilé en France depuis plusieurs années, a animé un atelier de chants tibétains. Il a fait découvrir au public deux chansons populaires (cliquer sur les titres pour les écouter) : « Peuple bienveillant » et « Dans le Parc aux Joyaux de Lhasa », célébrant respectivement la civilisation et l’éthique tibétaines, et la beauté et la pureté. Une transcription de chacun de ces deux morceaux très connus du répertoire populaire ayant été distribuée, tous ont pu chanter en chœur, dans la langue originale.
Pema Tashi a tenu à remercier les

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